Le porte-jarretelles rétro et sexy

Le porte-jarretelle, dont l’ancêtre est la jarretière, est un article de lingerie féminine à la mode dans les années 60 qui revient au goût du jour. Composé de jarretelles, fines attaches, de bas, et d’une ceinture, ils sont appréciés pour leur côté rétro et sexy. Ils peuvent être faits de dentelle, de soie, de satin, ou de bien d’autres matières, notamment de nylon, comme les collants. A l’origine, ils sont appréciés pour leurs vertus médicales, faisant office de bas de contention, pour faciliter la circulation sanguine. On en voit souvent dans les magazines, portés par des mannequins, ou dans les films. L’ancêtre de la jarretière était une pièce de la tenue de guerre du guerrier hoplitique (IVème siècle avant J.-C.), les cnémides (jambières). Le porte-jarretelle représente ainsi l’héritier d’une longue tradition. Comme tout vêtement, il met le corps en valeur, et le distingue de la simple nudité, qu’il vient plutôt orner que dévoiler, acquérant ainsi un statut plutôt artistique qu’ornemental. En effet, à la différence d’un vêtement classique, son côté esthétique intéresse particulièrement les femmes, et se distingue d’un article de lingerie féminine courant par son aspect non fonctionnel. Le vêtement sert à distinguer l’homme de l’animal, le porte-jarretelle met cette animalité en valeur. Associé à une certaine mode, à une certaine époque, il était le signe distinctif de la prostituée, mêlé à des histoires sordides de meurtre et d’enlèvement. Dans le roman du XIVème siècle (XIVème siècle), il est plutôt un signe de noblesse puisqu’il est même sacralisé, porté par la mariée, et faisant l’objet de culte d’une secte de chevaliers sous le règne du roi Edouard III.