Le porte-jarretelles un vêtement

Bien que cet accessoire fût surexploité dans les journaux de mode des années 20 représentant des religieuses affranchies, le porte-jarretelle reste un symbole de libertinage. Ce paradoxe puise sa source dans l’origine du vêtement, qui servait à l’origine à se protéger du froid, durant le retour de l’ère glaciaire où s’enduire d’huile et de graisse animale ne suffisait plus. Le vêtement n’avait pourtant pas uniquement une vocation fonctionnelle, puisque l’on se posait déjà des questions d’ordre anthropologique. Le vêtement était au centre de tous les tabous, et au cœur d’une pensée magique : comme le maquillage dans certaines tribus des peuplades de l’hémisphère Sud, il venait étoffer certains rites religieux, danses ou cérémonies de deuil. On retrouve cette épaisseur thématique dans le questionnement des textes traduits de la Genèse, où Dieu chasse le premier homme et la première femme pour avoir osé apparaître nus devant lui. La feuille de vigne apparaîtra dans beaucoup de textes et de peintures (notamment la Vénus de Botticelli) pour représenter l’effort de l’homme pour se « parer » devant Dieu.