Histoire du porte-jarretelles


Histoire du porte-jarretelles

Dans la symbolique traditionnelle, le porte-jarretelle femme est porté par la mariée le jour de son mariage et durant sa nuit de noces. Il est pour le marié l’équivalent du bouquet de la mariée. Celui qui l’attrape entame une danse avec la personne qui a reçu le bouquet et se met à la tête du groupe de jeûnes hommes célibataires présents au mariage. L’Ordre de la Jarretière (garter) a été fondé en 1348 par le roi Edouard III. Il est composé de sa Majesté la Reine, de son Altesse royale, du Prince de Gales et de 24 chevaliers. La légende veut que lors d’un bal ayant lieu à Calais, la Comtesse de Salisbury eût perdu son porte-jarretelle au cours d’une danse. Le Roi Edouard III, voyant son embarras, l’aurait immédiatement ramassé et l’aurait attaché autour de sa jambe, prononçant la fameuse phrase : « Honni soit qui mal y pense ». Mais, selon certains historiens, cette légende aurait été créée de toutes pièces pour discréditer l’Ordre de la Jarretière, le roi Edouard III ne cherchant qu’à s’emparer du trône de France. Une autre interprétation des faits voudrait que l’origine du porte-jarretelle soit en réalité de petits rubans servant à relier ensemble les différentes pièces de l’armure, représentant alors la fraternité qui unit les chevaliers. Par la suite, le porte-jarretelle serait plus ou moins tombé en désuétude, réapparaissant parfois dans différentes modes, venant notamment compléter le corsage, puis le corset. C’est pourquoi certains attribuent à Gustave Eiffel (XIXème siècle), le retour du porte-jarretelle dans la lingerie féminine.